ACiDPoP! - Connaissez-Vous Salai ?

Salai, de son vrai nom Gian Giacomo Caprotti, était le fils du locataire d'un domaine viticole de Léonard de Vinci.
Il fut recueilli par ce dernier à l'âge de 10 ans et l'accompagna jusqu'à sa mort en 1519 où il hérita de la vigne de son maître à Milan.
D'aucuns considèrent que de Vinci l'aurait carrément adopté. Quoi qu'il en soit, en 1506, à l'âge de 16 ans, Salaì se met au service de l'artiste en devenant son disciple. Le jeune homme devient aussi son confident, sa muse, lui sert souvent de modèle, participe à nombre de ses toiles et produit ses propres dessins.
Parce que le jeune homme a la fâcheuse manie de casser ou de voler les objets qui lui tombent sous la main, Léonardo lui donne le surnom de Salaì, c'est à dire "petit diable ".


Selon Silvano Vincenti, président du Comité national pour la valorisation des biens historiques, la force de cette relation de 25 ans était assez "ambiguë" pour s'autoriser à envisager que les deux hommes étaient amants.

Saint Jean Baptiste by de Vinci
(entre 1513 et 1516)

"Et alors?" me direz-vous... Et bien figurez-vous que ce même Silvano Vincenti s'est longuement penché sur les traits du visage du Saint Jean Baptiste de de Vinci - un type d’adolescent aux cheveux bouclés récurrent dans les dessins de Léonard et dont Salai aurait été le modèle - et n'a pu s'empêcher d'y voir quelques troublantes similitudes avec le célèbre portrait de la Joconde.

La Joconde by de Vinci


D'après cette hypothèse, la Joconde qui - elle aussi - n'a jamais quitté Léonard de son vivant, serait Salai travesti pour l'éternité.



Silvano Vincenti indique que le peintre aurait laissé des indices en peignant dans les yeux de la Joconde un minuscule L pour Leonardo et un S pour Salai. On peut toutefois s'étonner qu'il ne relève pas l'étrange forme en S inversé
du sentier à gauche de Monna Lisa.


En effet, il est notoire que Léonard de Vinci rédigeait ses notes selon le procédé de l'écriture spéculaire ou « écriture en miroir » qui, comme son nom l'indique, donne l'impression que les phrases transcrites sont reflétées par un miroir.


Faut-il y voir une discrète indication que Monna Lisa n'est ni plus ni moins que la représentation de l'opposé féminin de son cher Salai?




1 commentaire:

Anonyme a dit...

Il y a un livre qui donne un décryptage assez spectaculaire de La Joconde.
Ici il y a un dossier sur cette théorie :
http://editions-maxiness.com/fichiers_site/a1496gal/contenu_pages/dossier-de-presse.pdf

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