ACiDPoP! - Vintage Hollywood Bogoss - Part 1.

Bogoss, le mot est lâché. Une notion vague, imprécise, commode parce qu'on peut la distordre, mais pas à l'infini...

Gary Cooper (1901-1961)
dans Beau Sabreur (1928)

A Hollywood, la bogossitude a longtemps été un guide et parfois, avouons le, un prétexte... Check This Out!


Rudolph Valentino (1895 -1926)
dans The Young Rajah (1922)


Rudolph Valentino et la frénésie engendrée par son pas de tango dans Les Quatres Cavaliers De L'Apocalypse (1919, Rex Ingram), ont créé la nécessité d'un exutoire exotique. Les imitations ont fusé avec d'autant plus de fièvre que Valentino se révélait fantasque et rétif.


Ramon Navarro (1899-1968)
dans Daybreak (1931)


Dès que Rex Ingram perdit Valentino, il chercha un substitut souple et malléable. Ramon Navarro, mexicain d'origine, lui fournit ce qu'il cherchait.


Ricardo Cortez (1899-1977)


Acteur plus fin et d'origine allemande malgré son physique et son pseudonyme, Ricardo Cortez sut réussir sa mutation et joua dans une grande diversité de rôles. Après, il se partagea entre les compléments et la réalisation de films de série B.


Maurice Chevalier (1888-1972)



Charles Boyer (1897-1978)


Louis Jourdan (1921- )


The French Lovers - La France n'est guère éloignée de l'Italie et de l'Espagne et Hollywood a toujours eu, dans sa panoplie latine, un ou deux beaux gosses français, une spécialité déjà au point au muet (Roy d'Arcy, Adolphe Menjou), mais qui n'a jamais eu autant de lustre que lorsque Maurice Chevalier, Charles Boyer et Louis Jourdan l'on exercée.



Errol Flynn (1909-1959)



Errol Flynn était australien, mais Cary Grant natif d'Albion. Tous deux représentent l'intégration la plus réussie du mythe britannique : en effet, ils en arrivèrent, plus d'une fois, à jouer de véritables Américains, sans perdre le "quelque chose" que leur origine leur avait conféré.



Cary Grant (1904 - 1986)
en 1934




Laurence Olivier (1907 - 1989)


Laurence Olivier n'impressionna pas dans Le Passeport Jaune (1932, Walsh), en conséquence se vit préférer John Gilbert par l'impérieuse Greta Garbo (La Reine Christine, 1933, Mamoulian), rentra en Angleterre, devint l'un des plus grands acteurs de théâtre de son temps, et revint triomphalement à Hollywood avec Les Hauts de Hurlevents (1939, William Wyler).



Douglas Fairbaks jr (1909-2000)


Américain, fils d'un anglophile célèbre, après un interminable début de carrière, partit en Angleterre. Douglas Fairbaks jr en revient finalement moustachu, élégant traître (Le Prisonnier de Zenda). Malgré un rôle de marin distingué réussi (Joie de Vivre, 1938, Garnett), il ne put s'imposer, et encore brièvement, que dans les années quarante (Les Aventures de Sinbad, 1944, Richard Wallace et surtout l'Exilé, 1947, Max Ophuls).


John Wayne (1907 - 1979)
dans The Big Trail (1930)


Actif dans bon nombre de westerns de série tout au long des années 30, John Wayne n'était pourtant qu'à l'orée de sa carrière qui ne prendra son essor qu'après la guerre.


Gary Cooper (1901 - 1961)
dans Morocco (1930)


Gary Cooper , tout comme Spencer Tracy, était déjà un des plus grands lorsque les années 30 se terminèrent. Avec une admirable diversité, il avait traîné ses longues jambes et ses yeux clairs dans des westerns, des comédies ou des mélodrames, comme inconscient de son talent et de son charme pourtant considérables.




Tyrone Power (1913 - 1958)


Tyrone Power était irlandais, comme le suggérait son prénom et comme le démentait son physique très latin. Fils d'un acteur célèbre, il frappa les dirigeants de la toute fraîche 20th Century-Fox par sa beauté. Tout au long des années 30, seule elle a compté, et le talent de l'acteur n'était que rarement sollicité.




Robert Taylor (1911-1969)


Robert Taylor irradiait une sensualité plus neutre que celle de Tyrone Power, brun lui aussi, mais éclairé par le regard, juvénile à cause de l'arrondi de ses traits, pudique, voire chaste, Robert Taylor était plus proche d'une image américaine. Son physique athlétique et sain, son expression sereine, suggéraient un jeune diplômé d'université, qu'il interpréta d'ailleurs dans Vive Les Etudiants (1938, Jack Conway), à côté d'une piquante Vivien Leigh.



A SUIVRE . . .


Texte adapté des "Séducteurs du Cinéma Américain"
de Christian Viviani & Henri Veyrier

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