L'Art Charnel D'Orlan,

Orlan est une artiste plasticienne française née le 30 mai 1947 à Saint-Étienne.


Elle nomme son art « art charnel », dans la mouvance de l’art corporel. Son œuvre est principalement axée autour de la modification corporelle de son propre corps, par les techniques permises par la chirurgie plastique, notamment en utilisant des implants en silicone.


Ses œuvres les plus importantes ou les plus controversées comprennent :

* Le Baiser de l'artiste, performance de 1977 en dehors du Grand Palais où se déroulait la foire internationale d'art contemporain : assise derrière une photographie grandeur nature de son buste nu traité comme un guichet automatique bancaire, elle monnaye ses baisers, tandis qu'à sa droite une autre silhouette photographique collée sur bois la montre en Vierge à qui l'on peut, pour le même prix, offrir un cierge. Cette œuvre sera montrée à la Galerie Lara Vincy en 1978 par Gerard Deschamps. Cette pièce est exposée dans le cadre du "WACK!Art and the Feminist Revolution".




* L’Origine de la guerre, en 1989, fait pendant au célèbre tableau de Gustave Courbet, L'Origine du monde (alors récemment sorti du relatif anonymat, exposé à New York et acquis par le Musée d'Orsay) : un phallus en érection, des jambes écartées reprenant et « travestissant » l'iconographie féminine de Courbet, illustre le titre en un geste qui ne se départit pas du féminisme.





* La Réincarnation de sainte Orlan commencée en 1990 comprend une série d'opérations de chirurgie esthétique durant lesquelles Orlan fait de sa chair le matériau de son travail et prend pour base les représentations de la femme dans l'art occidental (La Joconde par exemple).





* Ceci est mon corps… Ceci est mon logiciel… est une performance-conférence le 30 mai 1990 accompagnée d'un livre et d'un CD-ROM. Elle y développe le Manifeste de l'art charnel.

* "Self-hybridations" (1998-2002) Œuvres multimédia, retouches d'images mettant en scène l'artiste dans des métamorphoses physiques (virtuelles cette fois et non réelles) inspirées des canons de beauté d'autres civilisations. Orlan transforme donc son image, de façon à se rapprocher des traditions culturelles prè-colombiennes comme la déformation du crane des Mayas etc..








Ce travail actuel est dans la continuité de ses œuvres précédentes, elle dénonçait les pressions sociales que notre société afflige au corps et a l'apparence, ici, elle met en scène l'absurdité de ces critères, qui s'opposent selon l'époque ou la civilisation dans laquelle on vit. L'image du corps idéal devient complètement abstrait et ironique.



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