ACIDPoP - Son Of Kong (1933).

Tentant de surfer sur la vague du succès colossal de King Kong, Ernest B. Schoedsack réalisa une suite "Le Fils de Kong" (Son of Kong) dans la même année (1933).

On y découvrit que King Kong avait laissé derrière lui un fils. Sortie trop vite, cette suite fut un véritable flop.


Ruth Rose, la scénariste, n'a jamais eu l'intention de faire un film sérieux car, selon ses dires, cette suite ne pouvait pas, en toute logique, surpasser le premier. "Si vous ne pouvez pas mieux faire, faites le plus drôle" dit-elle.


De son côté, l'acteur Robert Armstrong, préféra le second film, disant que la suite lui avait permis de mieux développer le personnage de Carl Denham.



A la fin du film, les scènes de l'énorme tremblement de terre montrent des scènes tribales et des dinosaures en fuite.
Cette scène de panique devait inclure les modèles d'animation du film inachevé "Creation" (1931) dont la plupart avait déjà été réutilisée pour le premier King Kong.
Ces séquences ne furent cependant jamais filmées, dû au manque de budget et de temps.



Plusieurs modèles miniatures de King Kong furent aussi utilisés dans la réalisation de "Son of Kong".


L'armature du grand visage de Kong (de la scène du pont formé par un tronc d'arbre et du combat du tyrannosaure) fut aussi utilisée pour "le Fils de Kong". C'est d'ailleurs le seul modèle de King Kong qui reste de ce film à ce jour.


Alors que l'île s'engouffre dans l'océan, on peut aussi apercevoir le même modèle du Brontosaure qui fut utilisé dans la scène du radeau dans King Kong.



Les scènes d'animation des modèles dans Son of Kong, réalisées par Willis O'Brien (qui avait aussi fait celles du premier), ne sont pas aussi longues que dans l'original.


Ceci dit la scène où le Styracosaure poursuit les explorateurs à travers la jungle est particulièrement ramarquable.


Aujourd'hui, le modèle original du Styracosaure appartient à Peter Jackson, le réalisateur du remake 2005 de King Kong.




Distribution
* Robert Armstrong as Carl Denham
* Helen Mack as Hilda
* Frank Reicher as Captain Englehorn
* John Marston as Nils Helstrom
* Victor Wong as Charlie
* Edward Brady as Red





L'histoire débute un mois après la fin dramatique du film précédent et reprend la suite des aventures du cinéaste Carl Denham (joué à nouveau par Robert Armstrong). Les démolitions occasionnées par King Kong lui ont valu une multitude de procès à son encontre. Même s'il s'attend à le regretter, le capitaine Englehorn accepte de le prendre à bord de la "Venture" pour qu'il puisse quitter New York.
Les efforts qu'ils font en Orient pour se faire de l'argent se révèlent infructueux jusqu'à ce qu'ils tombent sur Nils Helstorm dans le port néerlandais de Da Kang.
Cet ancien capitaine norvégien, qui a vendu à Denham la carte de Skull Island, leur dit qu'un trésor est caché sur cette île. Aveuglés par leur situation financière, ils y croient et décident d'y retourner.
En fait, il leur ment pour pouvoir partir avec eux vers une autre juridiction, car il vient de provoquer la mort d'un homme.
Peu de temps après leur départ, ils découvrent une magnifique passagère clandestine (Helen Mack), du nom de Hilda. Elle faisait partie d'une troupe de spectacle itinérante dirigée par son père, désormais décédé, victime de Helstrom.


ils arrivent à Skull Island où ils rencontrent, sympathisent et sont finalement sauvés par le gentil fils albinos de King Kong, Kiko (un nom utilisé par la production mais jamais prononcé dans le film où on y fait seulement référence comme "Little Kong" ou "Baby").


Le fils de Kong est beaucoup plus petit que son célèbre père, mais fait quand même deux fois la taille d'un homme. A la fin, Kiko meurt en essayant de sauver la vie de Carl Denham, comme toutes les autres créature de Skull Island, lorsqu'un tremblement de terre frappe l'île qui se retrouve engloutie dans l'océan.



ACiDPoPCiNéCLuB - "La Femme Sur La Lune" by Fritz Lang (1929).

Le professeur Manfeldt se fait ridiculiser par ses confrères alors qu'il prétendait qu'il existait des mines d'or sur l'astre lunaire. Trente ans plus tard, Wolf Helius souhaite contruire une fusée pour aller sur la Lune. Un groupement financier contrôlant le marché de l'or accepte de financer l'expédition. C'est maintenant au CiNéCLuB!


La Femme sur la Lune (Frau im Mond) est un film allemand réalisé par Fritz Lang sorti en 1929.
Plusieurs éléments du scénario ont inspiré les albums de Hergé (Objectif Lune et On a marché sur la Lune). En envoyant cette femme sur la lune, Fritz Lang préparait indirectement le voyage de Tintin.

Selon Gérard Camy de Télérama : "Cette Femme sur la lune est à la fois la dernière œuvre muette de Fritz Lang et l'ultime superproduction des studios UFA avant la crise de 1929.


Mais derrière l'évasion magique de la science-fiction, le film puise son originalité dans le réalisme pointilleux d'une recherche spatiale menée alors par les savants Hermannn Oberth et Fritz von Hoppel, conseillers techniques sur le film et futurs artisans de la conquête de l'espace.


La première partie se déroule sur la terre. La deuxième partie, introduite par l'impressionnant départ de la fusée, a pour théâtre la Lune, dont la surface de sable clair cache des grottes mystérieuses qui suscitent curiosité et espérances de "trésors" de la part du groupe.


Lang aime les situations de tensions extrêmes, de rapports obligés, d'intimités discrètes entre des personnes forcées de vivre ensemble. Sa mise en scène limpide habille ce joli conte moral d'un humour délicieux, d'une poésie naïve et d'un suspens acéré."


Fiche technique
* Titre : La Femme sur la Lune * Titre original : Frau im Mond * Réalisation : Fritz Lang * Scénario : Fritz Lang, Hermann Oberth (conseiller technique), Fritz von Hoppel (conseillé technique) et Thea von Harbou, d'après le roman de cette dernière.[1] * Production : Fritz Lang * Société de production : Fritz Lang-Film et Universum Film AG * Musique : Willy Schmidt-Gentner * Photographie : Curt Courant, Oskar Fischinger, Konstantin Irmen-Tschet et Otto Kanturek * Effets spéciaux : Oskar Fischinger et Konstantin Irmen-Tschet * Pays : Allemagne Allemagne * Durée : 156 minutes (version originale) / 200 minutes (version restaurée en 2000) * Format : Noir et blanc - 1.33:1 - film muet * Genre : science-fiction * Dates de sortie : o Allemagne Allemagne : 15 octobre 1929 o États-Unis États-Unis : 6 février 1931
Distribution
* Willy Fritsch : Wolf Helius * Gerda Maurus : Friede Velten * Klaus Pohl : Professeur Georg Manfeldt * Fritz Rasp : Walt Turner * Gustl Gstettenbaur : Gustav * Gustav von Wangenheim : Ingenieur Hans Windegger





Ci-dessous: Le film Frau im Mond (La femme Sur La Lune) by Fritz Lang (1929).

Pour affichez le plein écran, appuyez sur le second bouton en partant de la droite.



L'histoire: Il y a trente ans, le professeur Manfeldt s'est fait ridiculiser par un aréopage de ses confrères en prétendant qu'il y aurait des mines d'or sur la lune. Aujourd'hui, Wolf Helius, qui veut construire une fusée pour se rendre sur l'astre mort, rend visite au vieux professeur et cherche des commanditaires. Friede Velten et son fiancé, l'ingénieur Hans Windegger, sont intéressés par le projet. Un groupement financier qui contrôle le marché de l'or accepte de financer l'expédition, après que le mystérieux Turner leur a montré des cartes et des photographies de la face cachée de la lune et à condition qu'il fasse partie du voyage.

Lorsque tout est prêt, les astronautes sont désignés : Helius, Turner, Frieda Venten et Mansfeldt. Un jeune garçon les accompagnera comme aide. Le départ de la fusée a lieu sans incident et, au bout d'un voyage mouvementé, les explorateurs arrivent sur le sol lunaire.

Wolf Helius s'éveille le premier de l'évanouissement provoqué par le départ. Il va vers Friede Velten. Hans les voit et sa jalousie s'éveille. Arrivés sur la lune, Manfeldt découvre de l'or. Turner le tue et meurt non sans avoir percé les réserves d'oxygène. Une personne devra rester sur la lune. Le hasard désigne Hans mais Wolf se sacrifie. Il voit la fusée s'envoler. Il pleure et, en se retournant, voit que Friede est restée, elle aussi. Saurait-il y avoir plus belle preuve d'amour ?

MENU ART ET ARTISTES

ACiDPoP - Les Yeux Sans Visage (Eyes Without A Face) 1960.

Les Yeux Sans Visage est un film d'horreur franco-italien adapté du roman de Jean Redon en 1960 par le réalisateur Georges Franju, avec Pierre Brasseur, Alida Valli et Juliette Mayniel.


L'histoire est celle du docteur Génessier, célèbre chirurgien esthétique qui veut greffer un visage à sa fille, défigurée dans un accident de voiture dont il est responsable.


Il a installé un laboratoire dans sa propriété où son assistante dévouée attire des jeunes filles qu'il a l'intention d'utiliser afin de rendre à Christiane sa beauté perdue.



Une attention particulière fut donnée à sa réalisation pour ne pas s'attirer les foudres de la censure européenne. On y limita donc le sang et la folie du scientifique.


Le trailer américain

Bien que validé par la censure européenne, le film déclencha la contreverse et suscita un large éventail de réactions: La critique l'encensa, exprima sa déception ou son dégout.





Le montage du film fut ajusté en 1962 pour son lancement aux USA, sous le nom de "The Horror Chamber of Dr. Faustus". Il était alors progeté avec un autre film d'horreur "The Manster".


L'accueil de la critique ne fut pas très positif mais, au fil du temps, les "re-sorties" en salle et en vidéo bonifièrent sa réputation et ses qualités furent réévaluées.


Aujourd'hui, les critiques font l'éloge de son aspect poétique et de l'influence évidente qu'il a eue sur des réalisateurs tels que John Carpenter, Jesús Franco ou John Woo.


Le film en 4 minutes

A noter que les robes portées par Christiane étaient signées Givenchy et qu'un remake "Les Prédateurs de la nuit" fut réalisé par Jesús Franco en 1988.


En 1984, dans son album Rebl Yell, Billy Idol avait déjà fait référence au film dans sa chanson Eyes Without A Face, co-écrite avec le guitariste Steve Stevens.



Fiche technique
* Titre : Les Yeux sans visage - Occhi senza volto en Italie * Réalisation : Georges Franju * Scénario : Pierre Boileau, Pierre Gascar, Thomas Narcejac et Claude Sautet, d'après le roman de Jean Redon * Dialogue : Pierre Gascar * Assistant réalisateur : Claude Sautet * Production : Champs-Élysées-Productions (Paris), Lux Films (Rome) * Chef de production : Jules Borkon * Directeur de production : Pierre Laurent * Distribution : Lux * Musique : Maurice Jarre * Photographie : Eugen Schüfftan * Opérateur : Robert Schneider * Montage : Gilbert Natot * Décors : Auguste Capelier * Son : Antoine Archimbaud * Effets spéciaux : Henri Assoula * Maquillage : Georges Klein * Costumes : Marie Martine * Coiffures : Marcelle Testard * Photographe de plateau : Jean-Louis Castelli * Script-girl : Ginette Diamant-Berger * Régisseur : Margot Capelier * Affichiste : Clément Hurel * Pays d'origine : France, Italie * Tournage du 10 février au 5 avril 1959 * Format : Couleurs - 1,66:1 - Mono - 35 mm * Genre : Drame, horreur * Durée : 88 minutes * Date de sortie : 11 janvier 1960 (France) * Film interdit aux moins de 16 ans lors de sa sortie en France



Distribution * Pierre Brasseur : le docteur Génessier * Alida Valli : Louise * Juliette Mayniel : Edna Grüberg * Édith Scob : Christiane Génessier * François Guérin : Le docteur Jacques Vernon * Alexandre Rignault : l'inspecteur Parot * Béatrice Altariba : Paulette Mérodon * Charles Blavette : l'homme de la fourrière * Claude Brasseur : un inspecteur * Michel Etcheverry : le docteur Lherminier, médecin légiste
* Yvette Etiévant : la mère du petit malade * René Génin : Emile Tessot * Lucien Hubert : un homme au cimetière * Marcel Pérès : un homme au cimetière * Birgitta Justin Juliette * Gabrielle Doulcet : Une admiratrice du docteur Génessier * Charles Bayard : Un homme à la conférence * Jimmy Perrys : Un homme à la morgue * France Asselin * Corrado Guarducci * Charles Lavialle : Le concierge * Max Montavon



ACIDPoP - Les Catacombes Capucines de Palerme.

Les catacombes capucines de Palerme sont des catacombes situées à Palerme, en Sicile, et qui abritent des corps ayant fait l'objet d'une momification. Si vous avez le coeur fragile, mieux vaut s'abstenir, sinon Check This Out!

Le cimetière du monastère des Capucins commençant à manquer de place, les moines entamèrent la construction d'une crypte sous ce dernier.


En 1599, ils momifièrent l'un de leurs frères ayant récemment trouvé la mort, Silvestro de Gubbio, et le placèrent dans les catacombes.


Les corps subissaient un processus de déshydratation, avant d'être lavés au vinaigre.



Certains étaient embaumés, tandis que d'autres étaient enfermés sous scellé dans des cabines de verre.

Les moines était conservés avec leurs vêtements de tous les jours, et parfois avec les cordes qu'ils avaient porté en pénitence.


À l'origine, les catacombes avaient été creusées à la seule intention des moines.


Au cours des siècles suivants, bénéficier d'une inhumation dans les catacombes capucines devint cependant une marque de prestige social pour l'aristocratie sicilienne.


Dans leurs testaments, les intéressés demandaient à être conservés avec un certain type de vêtements, ou même à ce qu'on change leurs habits à intervalles réguliers.


Les prêtres portaient leurs vêtements sacerdotaux, tandis que d'autres voulaient s'habiller à la mode de leur époque.


Les proches parents rendaient souvent visite à leurs disparus, non seulement pour prier mais aussi pour maintenir les corps dans un aspect présentable.


Les catacombes furent entretenues pendant des siècles grâce aux dons des familles.


Chaque nouveau corps était placé dans une niche temporaire, avant d'être déplacé dans son lieu de repos définitif.



Tant que les dons se poursuivaient, le corps restait à sa place. Dans le cas contraire, le cadavre était entreposé sur une étagère en attendant l'arrivée de nouveaux fonds.


Le dernier moine inhumé fut le frère Riccardo en 1871, mais d'autres personnes extérieures au monastère continuèrent à y entrer.


Les catacombes ont cessé officiellement de fonctionner en 1880, bien qu'elles restent accessibles aux touristes et que les derniers enterrements aient en réalité eu lieu dans les années 1920.

L'une des toutes dernières inhumées fut la petite Rosalia Lombardo, alors âgée de deux ans et dont le corps est toujours intact, conservé selon un savoir-faire aujourd'hui perdu : le professeur Alfredo Salafia l'emporta avec lui dans la tombe.


Les catacombes contiennent aujourd'hui environ 8000 momies, disposées le long des murs. Les galeries sont divisées en plusieurs catégories : Hommes, Femmes, Vierges, Enfants, Prêtres, Moines et Professionnels.


Certains corps sont mieux préservés que d'autres, et certains sont figés dans une pose particulière : ainsi de deux enfants assis ensemble sur un rocking-chair.


Les catacombes sont ouvertes au public, mais la prise de photographies y est proscrite.


Des grilles en fer ont d'ailleurs été posées pour empêcher les touristes de toucher ou de se prendre en photo avec les corps.


Depuis les années 1980, le gaz carbonique dégagé par la respiration des foules de touristes et l'éclairage donné par l'ouverture de fenêtres dans les partie hautes ont irrémédiablement modifié l'athmosphère propice à la conservation des corps, qui sont aujourd'hui très dégradés.





Dans les
Catacombes du monastère des Capucines à Palerme se terrent depuis l'an 1599 plus de 8000 momies d'évêques, curés, moines, aristrocrates et grands bourgeois Siciliens.
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