ACIDPoP - Nefertiti, La Belle-Est-Venue.

Néfertiti (Nofretete en allemand) fut la grande épouse royale d'Akhénaton, l'un des derniers rois de la XVIIIe dynastie. Elle vécut aux environs de -1370 à -1330.

Néfertiti & Akhénaton

Sa beauté est légendaire, et il est certain qu’elle exerçait un rôle politique et religieux important pendant la période amarnienne.


En effet, lorsqu'une équipe d'archéologues américains entreprit récemment la reconstitution virtuelle des parois du temple d'Aton à Karnak à partir de talatates, — un gigantesque puzzle de plus de six mille blocs en grès retirés du IXe pylône —, elle eut la surprise de constater que les représentations de Néfertiti étaient plus nombreuses que celles d’Akhénaton, son royal époux.

Ailleurs, la reine est figurée dans la pose traditionnelle de pharaon châtiant les ennemis de l'Égypte, ou officiant aux côtés du roi devant leur dieu Aton.

Néfertiti & Akhénaton

D’autres reliefs encore montrent le couple royal et les petites princesses dans leur intimité familiale.


Toutes ces scènes sont la preuve que la reine exerçait un pouvoir considérable, l'art officiel n’ayant jamais montré de scènes similaires auparavant.





Il n'est pas établi que Néfertiti ait survécu à Akhénaton. Certains égyptologues ont conjecturé cependant qu’à la fin du règne elle aurait été corégente d’Akhénaton sous le nom de Smenkhkarê, dont on pense en général qu'il s’agit d’un jeune frère d'Akhénaton.













Naissance: date inconnue

Décès: date inconnue


Père: inconnu
Grand-père paternel: inconnu
Grand-mère paternelle: inconnue




Mère: inconnu
Grand-père maternel: inconnu
Grand-mère maternelle: inconnue


Fratrie: inconnue
Mari: Amenhotep IV / Akhénaton



Enfants:
Mérytaton (ou Méritaton), L'aimée d'Aton.
Mâketaton, La protégée d'Aton.
Ânkhésenpaaton, Elle vit pour Aton
Néfernéferouaton (ou Néfernéferouaton Tasherit), Belle est la perfection d'Aton (ou Parfaite est la beauté d'Aton).
Néfernéferourê, Belle est la perfection de Rê (ou Parfaite est la beauté de Rê).
Sétepenrê, L'élue de Rê.


Qui donc était La-Belle-est-venue ? Était-ce la fille d’un grand dignitaire, le futur pharaon Aÿ (cf. Hymne à Aton), ou bien une fille d’Amenhotep III ? Nous l’ignorons.


Il se peut tout aussi bien qu’elle soit la princesse Tadukhipa que le roi de Mitanni Toushratta envoya à son frère et beau-fils Amenhotep III (cf. lettres d’Amarna), le nom égyptien de Néfertiti, La Belle est venue, semblant indiquer une origine étrangère.


La date de son mariage et de sa montée sur le trône non plus ne sont pas connues avec certitude, comme c’est le cas pour beaucoup d’autres données de cette époque.




La disparition de la reine


En l’an douze du règne d’Akhénaton (vers -1336), Mérytaton remplaça sa mère comme grande épouse royale, et, à partir de l’an quatorze, Néfertiti disparut de l’iconographie amarnienne.

Smenkhkarê et Mérytaton

Sur quelques reliefs, son nom et son visage furent même martelés et remplacés par ceux de Mérytaton.


Il n’est pas impossible qu’elle soit déjà morte à cette date — d’après une hypothèse, de mort violente —, à moins qu’elle ne soit tombée en disgrâce.



Les raisons véritables de cette disparition subite nous échappent encore. Il est vrai que des sceaux de jarre à vin avec son nom ont été retrouvés dans le palais nord d'Akhetaton (l’actuelle Tell el-Amarna), ce qui signifie peut-être qu’elle y vécut à la fin du règne, exilée loin de la Cour royale.


La disparition de Néfertiti coïncide avec la corégence de Smenkhkarê et d’Akhénaton. Néfertiti serait-elle identique à Smenkhkarê, qui, durant les deux dernières années du règne, partageait le pouvoir avec Akhénaton ? Ou bien fut-elle évincée par une rivale, Kiya, la « Grande Épouse, aimée du Roi » ? Ici encore, nous en sommes réduits à des conjectures. Quoi qu’il en soit, Smenkhkarê et Akhénaton moururent à quelques mois d’intervalle, en -1333 et en -1334.


Akhénaton eut comme successeur un jeune garçon d’une dizaine d’années, son fils ou son frère, Toutânkhaton, le futur Toutânkhamon, époux de la princesse royale Ânkhésenpaaton. Nouvelle hypothèse, qui est toutefois du domaine de l’histoire-fiction, car aucun document ne l’étaye : Néfertiti, encore en vie, mais officiellement retirée des affaires publiques, aurait gouverné dans l'ombre, étant donné le jeune âge du nouveau roi. Cette influence — et probablement sa propre vie — se seraient alors achevées pendant la troisième année de règne de Toutânkhamon, en -1331. C'est en cette année en effet que Toutânkhaton adopta le nom de Toutânkhamon, reniant le culte monothéiste d’Akhénaton et marquant officiellement son soutien au dieu thébain Amon. En même temps, la famille royale abandonna Akhetaton, la ville d’Aton, et revint à Thèbes.


Qu’on identifie Néfertiti à la princesse mitannienne Tadukhipa, à Smenkhkarê ou même à Kiya, qu’elle soit morte pendant le règne d’Akhénaton ou qu’elle ait survécu à son royal époux : aucune de ces hypothèses ne fait l’unanimité. Seules de nouvelles découvertes archéologiques pourraient éventuellement préciser le rôle de Néfertiti à la fin du règne d’Akhénaton et expliquer sa disparition subite.

La momie de Néfertiti

Le 9 juin 2003, l'archéologue anglaise Joann Fletcher, professeur à l'Université de York, annonça qu’une des momies découvertes en 1898 dans la tombe KV35 de la vallée des rois, mais non encore identifiée, serait celle de la reine.


La momie était en si mauvais état que, d’après Joann Fletcher, elle avait probablement été saccagée peu après la momification. La technique utilisée serait celle employée par les embaumeurs de la XVIIIe dynastie. La position du corps indiquerait un personnage royal.


Le 12 juin, soit trois jours plus tard, Zahi Hawass, directeur de l'ESCA (Egypt's Supreme Council for Antiquities, Conseil suprême des Antiquités égyptiennes), mit en avant l’absence de preuves étayant cette hypothèse, et démentait publiquement que cette momie fût celle de Néfertiti.

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